Ce que je suis.Où j’interviens.
- Grégory AMBROISINE
- 26 mars
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 avr.
Comme vous le savez , ou peut-être pas encore : je suis styliste photo et directeur artistique.
Après avoir évoqué ces deux métiers dans un premier post, avec la volonté de déconstruire certaines idées reçues, j’ai envie aujourd’hui de vous parler des univers dans lesquels j’évolue :la mode, les célébrités et la sphère commerciale.
La mode : Mon terrain d’expression premier.

C’est là que tout a commencé.Presque par hasard, mais surtout avec une base essentielle : la passion.
Je me souviens de mes débuts avec FashizBlack, puis de la période Ghubar, jusqu’à cette tentative de magazine avec Ground Zero.
Autodidacte, j’ai découvert mon métier au fil des projets…
La mode est pour moi une safe place créative, un laboratoire de recherche, d’expérimentation et de narration.
Chaque silhouette devient un langage.
Chaque image, une intention.
Tout est inspiration et peut constituer, comme j’aime à le dire, un point de départ artistique.
Ma volonté n’a jamais été simplement d’habiller, mais de proposer une vision, de marquer l’instant, de témoigner des sens ou de la pensée, et par l’un de ces biais , ou les deux , raconter quelque chose.
Parfois de fort.
Parfois de minimal.
Le stylisme de mode n’est pas toujours évident.
C’est un milieu qui se veut élitiste, où il n’est pas toujours facile d’avoir le cadre, les outils et les pièces nécessaires pour proposer une histoire.
C’est aussi une lutte contre soi et le reste…pour continuer ou tenter d’y croire (encore).
Cette ambition de transcender tout et rien.
Les célébrités : Entre accompagnement et projection.

J’accompagne les artistes et personnalités sur différents formats : shootings photo, clips, contenus visuels, scènes et apparitions publiques.
Mais le travail ne s’arrête pas au stylisme.
Il y a un échange, puis plusieurs, pour se comprendre, s’entendre, s’apprivoiser…
Par la suite, proposer un univers ou s’y intégrer.
Puis construire des silhouettes cohérentes avec une direction artistique globale, en respectant le positionnement, les ambitions et les références… tout en allant plus loin.
Respecter, tout en bousculant.
Par exemple, avec les Miss de mon île, j’ai toujours eu à cœur d’intégrer des références culturelles locales, tout en proposant des silhouettes plus affirmées, plus contemporaines.
Les dévoiler telles qu’elles sont ,ou du moins comme on pense qu’elles le sont ,mais aussi comme on le souhaite, en gardant en tête les critères des concours auxquels elles participent, avec quelques twists pour leur permettre de se démarquer et de s’affirmer en images et en silhouettes.
Ou encore avec des artistes comme Nichols, où l’enjeu était de créer des univers inspirés d’icônes internationales, en tenant compte de ses propositions musicales et sans tomber dans le premier degré , en restant aligné avec la musique, l’intention, l’image.
Le commercial : Entre image et performance.

Cela inclut les campagnes et le e-commerce.
Deux univers proches, mais aux exigences différentes.
Les campagnes demandent de créer des images impactantes, capables de capter immédiatement, tout en respectant une intention, un positionnement et une identité de marque.
Le e-commerce, quant à lui, répond à une logique plus directe :mettre en valeur un produit, le rendre lisible, désirable, compréhensible ,tout en conservant une signature visuelle et en proposant une vision, en accord avec ses codes propres.
Dans les deux cas, il s’agit de valoriser, de pousser, parfois de transcender le produit, au service d’une stratégie de marque.
La direction artistique devient alors essentielle.
C’est elle qui permet de se démarquer, d’assumer une identité, de révéler, parfois de transformer.
L’objectif : performer, en alliant impact visuel et lisibilité commerciale.
Le mot de la fin.
Chaque projet commence par une réflexion.
Chaque image est le résultat d’un travail en amont.
Et même en dehors des projets, je continue à nourrir ma vision :observer, analyser, m’informer, archiver, classer, comprendre.
Parce que derrière chaque image, il y a toujours plus que ce que l’on voit.


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